Les cartes cadeaux, ce cadeau empoisonné!

By Marco Bernard

Fév 22
cartes cadeaux

La multiplication des options possibles d’offrir des cartes cadeaux sur le marché depuis quelques années fait la joie des patrons, cette espèce suprême de la planète professionnelle sur terre. En effet, cette race pour laquelle le temps est en voie de disparition s’est vu offerte une méthode efficace pour remplir la case « cadeaux employés » en un temps record et du même coup, acheter des crédits « anti-culpabilité » auprès de leurs employés. Quelle joie!

Non mais si les patrons étaient une race suprême à ce point, comment peuvent-ils penser réellement qu’ils marqueront des points auprès de leurs employés, qui leur sont si chers (du moins c’est ce qu’ils clament à chaque année dans le discours du party de Noël ou au départ de l’un d’eux) en leur remettant de simples cartes cadeaux?

Que visez-vous en remettant vos cartes cadeaux?

Vous devez remettre un cadeau, à la fête d’un employé, à Noël, à son départ, à sa promotion, pour marquer un évènement, un résultat spectaculaire ou encore, simplement pour faire plaisir. Au delà du geste de souligner cette occasion, quel est le véritable but visé? Ne pensez-vous pas qu‘il serait intéressant que ce dernier se rappelle du geste, de l’événement en question? Que ce dernier puisse, dans 1 an, 5 ans, 10 ans, se souvenir de votre geste et de la petite fête organisée pour l’occasion, le cas échéant. Voilà le véritable but non?

Une façon d'avoir l'air du patron qui magasine des heures pour ses présents, mais qui prend quelques minutes... Click To Tweet

Soyez honnêtes maintenant pour un instant. Vous avez reçu, au cours de la dernière année, quelques cartes cadeaux, probablement n’importe où entre 5 et 10. Pour vous rappeler de l’occasion ou de qui vous les a offertes, vous devez vous arrêter pour y penser. Possiblement même que vous ne vous rappelez même pas qui vous a offert cette carte du magasin à rayons dans lequel vous n’allez presque jamais ou, pire encore, que vous vous ne vous rappelez même pas avoir reçu la carte en question! Vous devriez avoir honte!

Créez un lien émotif avec votre geste

Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas seuls dans votre cas. La majorité des gens ne se rappelle pas avoir reçu des cartes cadeaux pour la simple et bonne raison qu’une carte en elle-même ne provoque aucune émotion. Et si on continue d’être honnête un envers l’autre, la fameuse carte cadeau est la solution paresseuse pour une solution tout-en-un qui fait gagner temps et argent. Lorsqu’on reçoit ce type de carte d’un proche, on a tous quelque fois pensé que ce dernier n’est simplement pas « cassé le bicycle » comme on dit au Québec!

Évidemment, c’est beaucoup plus demandant en terme de temps et d’effort de trouver un cadeau qui correspond aux goûts de votre employé. Ça nécessite aussi de le connaître, ce que bien des patrons ne se donnent même pas le mal de faire. Le cadeau choisi pour lui ou elle toutefois, et personnalisé à son nom (en plus du nom de l’entreprise parce que c’est surement le compte de dépenses qui le paie, et c’est bien ainsi), saura générer l’émotion nécessaire pour qu’il ou elle se rappelle de vous pour des siècles et des siècles, AMEN!

On exagère mais à peine. Créez des liens émotifs envers vous et votre entreprise, vous obtiendrez des employés plus motivés, avec qui la communication sera plus facile et qui deviendront des évangélistes de la marque comme si la compagnie leur appartenait. Ne pensez-vous pas que d’avoir X nombre de personnes qui travaillent à faire la promotion de vos produits et services, de façon tout-à-fait gratuite et volontaire, vaut la petite heure ou deux que vous prendrez pour faire le choix du cadeau parfait pour eux plutôt que de vous rabattre sur de malheureuses cartes cadeaux?

Un dernier petit truc. Si vous désirez vraiment démontrer votre supériorité dans la hiérarchie humaine (je blague en passant là!!), il y a des programmes de récompenses auxquels vous pouvez vous inscrire pour faciliter votre tâche à la sélection de ces cadeaux. Voilà une excellente façon d’avoir l’air du patron qui magasine pendant des heures pour trouver ses présents, mais qui en fait, prend quelques minutes à peine…

Crédit photo: D.Pham

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