Dans la tête de l’entrepreneure Kim Auclair!

By Annie Joan Gagnon

Juin 12

Je ne sais pas si je vous l’avais déjà dit, mais par le passé, j’ai travaillé pendant 12 ans comme interprète auprès des étudiants Sourds. Beaucoup de ces jeunes, que j’ai eu la chance de côtoyer, ont accompli de grands exploits. Entre autres, je pense à ma belle Émilie, celle que je considère comme ma petite sœur, qui a obtenu dernièrement son diplôme en technique de Design de présentation avec succès.
Tout récemment, j’ai été témoin d’un autre bel exemple de réussite. Je suis entrée en contact avec une entrepreneure qui a su, elle aussi, se démarquer par son audace et ce, malgré sa surdité. Son parcours extraordinaire en inspirera plus d’un! Elle se nomme Kim Auclair. Âgée d’à peine 33 ans, elle est fondatrice de l’entreprise Niviti, dans la région de Québec, et elle vient tout juste de publier un livre intitulé Dans la tête d’une entrepreneure. À travers cet ouvrage, elle nous partage 3 différents univers de son existence soient : ses débuts en entreprenariat, l’impact qu’a eu le mentorat pour elle et les bienfaits du développement personnel pour sa vie professionnelle. Notre bref entretien m’a grandement énergisée et j’espère qu’il pourra, vous aussi, vous insuffler de nouvelles idées en ce qui a trait à vos projets d’envergure.

-D’abord, Kim, j’aimerais te demander comment la surdité t’a amenée à te dépasser? La considères-tu comme un avantage au niveau de ta détermination professionnelle?

-Je considère d’abord qu’elle me donne beaucoup de crédibilité dans ce que je fais. Dans mon quotidien, je fais beaucoup de veille et de recherches. J’ai une écoute « visuelle » très développée. C’est-à-dire que je retiens beaucoup par l’écrit tout ce qui se dit sur le Web. Quant à comment elle m’a aidée à me dépasser, elle m’a surtout montré que je n’avais pas de limites. Que je dois toujours sortir de ma zone de confort pour me développer davantage en tant qu’entrepreneure et aussi en tant qu’individu.

-Crois-tu qu’il soit possible de faire cavalier seul dans un projet d’entreprise ou l’on doit, selon toi, nécessairement accorder une place à un/ou des associés? Quelle est l’importance et la nécessité de bien s’entourer?

-Il est très important d’être entouré. J’aime beaucoup la pensée : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».
En ce qui me concerne, il est vrai que je n’ai pas trouvé encore la bonne personne, mais c’est dans mes plus grands souhaits. J’aimerais trouver une personne avec qui je peux amener Niviti à un autre niveau.

-À l’intérieur de ton livre Dans la tête d’une entrepreneure tu nous dis que pour se faire connaître et bâtir sa crédibilité sur le Web, il faut prévoir environ un an. Peux-tu nous éclairer sur cet aspect et nous partager quelques conseils à cet effet?

-La confiance et la crédibilité, ça se gagne. Un auditoire, ça se bâtit. Une personne qui parle de cheval pendant 3 mois et ensuite commence à parler de chaise… et bien nous aurons de la misère à la suivre. N’est-ce pas ? C’est la même chose pour une personne qui vient cogner pour la première fois à votre porte pour vendre des crayons. C’est qui ? Est-ce qu’elle est vraiment reliée à une entreprise ou c’est une arnaque ?

-Le mentorat joue un rôle très important dans ta vie entrepreneuriale. Est-ce pour toi une aide essentielle?

-Oui, énormément. Le mentorat m’a beaucoup influencée dans ma façon d’écrire et d’agir, professionnellement parlant. Je crois que tout entrepreneur devrait avoir un confident d’affaires ou oser demander de l’aide.

-Ton livre est un véritable coffre à outils pour jeunes entrepreneurs. Par le biais de ton expérience personnelle, tu nous communiques des renseignements inestimables. Comment t’y prendras-tu à présent pour faire connaître cet ouvrage? Pour quelles raisons as-tu choisi de publier à compte d’auteure?

-J’ai déjà beaucoup de visibilité dans les médias écrits et auprès des blogueurs. De ce côté, ça va très bien. Je prévois faire des modifications sur mon site personnel pour augmenter les ventes et j’ai prévu le faire entrer dans les librairies prochainement en plus de faire de plus en plus de conférences.
Quant à ma décision de faire appel à un éditeur à compte auteur, l’idée était de créer un livre à mon image, tout simplement. Je suis convaincue que je n’aurais pas eu ce résultat en travaillant avec un éditeur.
Et en même temps, comme je m’occupe pas mal de la promotion de ce dernier et que je fais moi-même les envois, j’apprends énormément sur les bases du commerce en ligne.

-En terminant, qu’aurais-tu à dire aux futurs entrepreneurs qui tardent à passer à l’action?
-Passez à l’action!
Imaginez dès maintenant un petit geste que vous pourriez poser demain matin pour faire avancer votre projet.

Merci Kim Auclair! Nos lecteurs pourront te rejoindre via ta page internet où ils auront aussi l’opportunité se de procurer ton livre!

http://kimauclair.ca/

 Crédit photo: Annie Savard-Filion

Commentaires

commentaires