…Tout en poursuivant ma réflexion au sujet du temps…

By Annie Joan Gagnon

Juin 26

Le temps pour les Québécois n’est pas le même que pour les Allemands. La perception du temps est différente selon l’endroit où l’on se trouve. Au Québec, on jase, on étire les conversations, on raconte des histoires, on se perd même parfois dans les détails. En Allemagne, on n’a pas le temps pour ça. Il faut que ça opère! Et particulièrement dans le Sauerland, on se désintéresse rapidement de ce que tu as à dire.

Je me demande où le temps s’en va? Est-il vraiment plus rapide chez les Allemands? Pourquoi y a-t-il urgence pour certaines personnes alors que pour d’autres, ne rien faire est presqu’un culte. Qui gagne la course au juste? En bout de ligne, nous n’aimerions pas tous pouvoir profiter de la vie? Du temps qu’elle nous offre? La brèche, qui laisse fuir le moment présent, est entrouverte ou colmatée de nos dimensions intérieures? Certains d’entre nous sont conscients du moment présent, d’autres se débattent dans le futur et les gens les plus à craindre sont ceux qui ressassent le passé. Parce que selon eux, la vie aurait dû leur procurer une autre réalité que celle qui leur échappe. Qu’est-ce qu’elle nous doit la vie? La vie, ne fait que passer. Qui sait la saisir peut manifestement être heureux.

J’ai décidé d’habiter en Allemagne, pour mon plus grand bonheur, mais ô comme j’aimerais plus souvent perdre mon temps à rire et flâner avec mon monde du Québec. À moitié Québécoise, à moitié Allemande, j’ai compris que ma vie se trouvait entre ces deux univers et qu’il n’en dépendait qu’à moi de savoir m’adapter afin de garder les yeux ouverts dans le présent. Parce que tout comme dans mon pays d’adoption, je considère que le temps est une richesse, mais tout comme ceux qui m’ont vu naître, j’aimerais bien faire ce que je veux quand je le veux. À l’instar de ce matin, en buvant ma tasse de café, alors que j’écris ces réflexions, inutiles ou non, qui m’auront joyeusement fait passer le temps!

 

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