Phil Jones: un influenceur web aux multiples talents

By Amélie Delobel

Juil 12
Phil Jones

Phil Jones est un influenceur web bien connu au Québec, surtout par les adolescents et jeunes adultes. Avec des statistiques comme 265 000 abonnés sur sa page Facebook, plus de 50 000 abonnés sur Snapchat, 7000 sur Youtube et près de 52 000 followers sur Instagram, pas besoin de dire que Jones est apprécié dans son milieu. Toutefois, son parcours n’a pas été de tout repos. Découvrez son parcours qui fait maintenant de lui l’un des Québécois les plus populaires de la toile:

 

1-Pourquoi avoir décidé de faire des vidéos à but humoristique pour te faire connaître? Est-ce que ça faisait longtemps que tu avais ce projet en tête?

Dès l’âge de 7-8 ans, j’aimais beaucoup faire rire les autres élèves de ma classe. Ça me donnait de l’énergie et j’adorais voir que je faisais sourire les autres. C’est téteux, mais c’est vrai. Je me retrouvais souvent dans le trouble au secondaire, parce que je «déconnais» trop et je n’étais pas capable de passer une journée sans parler en classe. Mes profs m’aimaient « beaucoup »!

Également, à l’âge de 7-8 ans, mon oncle a eu l’idée de faire un petit film avec mon petit frère et moi. Si je me souviens bien, nous étions deux petits tannants dans le film (pour faire changement de ma personnalité)! Je suis tombé amoureux du théâtre à ce moment.

À l’âge de 23 ans, j’étais en grosse période de réflexion sur ma vie et ce que je voulais vraiment faire comme carrière. J’avais la mentalité de faire un DEP en construction et travailler pour quelqu’un comme la majorité des hommes. Cependant, ce n’était pas moi. Je voulais absolument trouver ma niche. J’ai donc, du jour au lendemain, pris mon iPhone 4 et je me suis exprimé de façon humoristique sur les relations amoureuses de nos jours. Nous étions en 2013 à ce moment. Lorsque j’ai publié cette vidéo, elle est rapidement devenue virale. Voir la réaction positive des gens par rapport à ma vidéo m’a donné l’envie de continuer.

 

2-Pensais-tu connaître autant de succès lorsque tu as débuté?

Je n’avais aucune idée de l’impact que cette capsule vidéo allait apporter à ma vie. Honnêtement, je ne pensais pas vraiment me faire connaître via le web et être suivi par des milliers de personnes. Je voulais juste faire ce que j’aime. Vous connaissez la suite… Maintenant, je fais ça comme métier et je suis plus qu’heureux de vivre de ma passion, soit l’humour et le acting!

 

3-Tu as maintenant ton propre site internet où tu te décris comme un influenceur web. Quel est ton rôle exactement? Est-ce que tu fais cela comme travail à temps plein?

C’est mon deuxième site web. Le premier a été créé par le gars derrière la page ConneriesQc, afin d’avoir un revenu avec mes vidéos. Je n’étais pas sur Youtube et pour moi, c’était la seule façon de monétiser mon contenu. J’ai fermé ce site qui était philjonesqc.com après 1 an et demi, car c’était beaucoup trop stressant pour moi de dépendre des clics des gens ainsi que de la publicité affichée sur mon site. Parfois, je ne faisais que dix dollars par jour, donc imaginez!

Aujourd’hui, je fais ça à temps pleins et je tire un revenu grâce à mes commanditaires et partenariats avec des entreprises. J’ai récemment décidé de me faire un nouveau site web qui me sert de page de présentation. Je trouve ça professionnel et simple pour les entreprises qui désirent faire une collaboration avec moi.

Je ne me considère ni blogueur, ni vlogueur, ni humoriste, ni comédien puisque je ne fais que du web pour le moment. Le meilleur terme pour ce que je fais c’est influencer. Un influencer est quelqu’un qui est beaucoup suivi sur les réseaux sociaux pour la personne qu’il est. J’aime beaucoup l’humour, mais j’aime aussi inspirer et motiver les gens avec mon parcours et mes expériences de vie jusqu’à présent.

 

4-Quel est jusqu’à présent ton meilleur souvenir/événement dans ta carrière et celui le plus difficile?

Mon meilleur souvenir est ma rencontre avec celui qu’on surnomme Pogo, le gars derrière ConneriesQc. Il m’a tellement aidé à avancer professionnellement, mais nous sommes aussi devenus de bons amis.

Mon pire souvenir s’est déroulé en novembre 2015, lorsque j’ai publiquement expliqué mon état de santé. Je ne m’aimais pas et je n’avais pas une belle condition de vie, car je souffrais d’apnée du sommeil très… très sévère. J’ai passé des test du sommeil et j’ai appris par mon médecin que j’étais à risque de crise cardiaque dans mon sommeil. Il me fallait donc un CPAP, une machine qui aide à respirer pendant le sommeil. Cette machine est dispendieuse et à l’époque, j’avais 48$ dans mon compte de banque…

Lorsque je me suis exprimé publiquement sur mon état de santé, rapidement, on m’a suggéré de faire une levée de fond pour acheter le CPAP. Je n’étais tellement pas chaud à l’idée. J’ai finalement fait cette levée de fond pour amasser 2000$ pour m’acheter un CPAP. J’ai ramassé les 2000$ en moins de 24 heures. Deux personnes qui me suivent et que je ne connais pas m’ont envoyé 500$ chacun… Ça m’a aidé à amasser les fonds.

C’est mon pire souvenir car, même encore aujourd’hui, on me critique beaucoup pour cette levée de fond. J’ai perdu environ 400 abonnées en une seule journée. Je me suis senti très mal et je ne veux pu jamais ressentir cela.

 

5-On te voit dernièrement avec des morceaux de vêtements de la compagnie québécoise spécialisée dans les vêtements sportifs, Rise. Est-ce que c’était important pour toi de t’associer à une entreprise de la province qui fait la promotion du sport et de saines habitudes de vie? 

J’ai approché Rise après ma transformation physique pour leur faire un coup de publicité en échange de leur collection, car j’adore la marque et j’aime encourager les entreprises d’ici. C’était donc une alliance naturelle!

Phil Jones Rise

Crédit photos: Phil Jones page Facebook

 

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