La souffrance décisionnelle

By Annie Joan Gagnon

Juil 26

Chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin…comme dans la chanson! Le pouvoir que nous avons sur notre destinée réside en nos choix. Mais pourquoi est-ce, parfois, si difficile de résister aux tentations?

Par exemple, lorsqu’on décide de prendre soin de notre alimentation, il se trouve, assez souvent, un petit diable au-dessus de notre épaule qui nous souffle malicieusement à l’oreille :
-Allez! Prends ce morceau de chocolat! Tu verras, c’est succulent!
À travers toutes les sphères de notre vie, nous serons confrontés à prendre des décisions qui nous ferons avancer ou non. Aussi, il y aura toujours de grands tests, car la vie nous teste constamment.

À cet effet, vous est-il déjà arrivé de vous retrouver dans un emploi qui ne vous convenait pas du tout? Moi, si. À cette époque, je travaillais dans un restaurant où je me sentais carrément exploitée. Après avoir fait le service pour un événement mondain, lors d’un certain réveillon du 31 décembre, je suis revenue chez moi et j’ai ouvert mon enveloppe de pourboire. J’ai constaté que mon patron m’avait dérobé une partie de mon cachet. C’était la limite de ce que je pouvais supporter de sa part. La souffrance était là. Et elle avait atteint le sommet. Pourtant, grâce à elle, j’ai remis ma démission sur le coup du 1er janvier.

 

Le principe est le même lorsqu’on veut changer une habitude. À un certain moment, on en a plus qu’assez de souffrir, on mesure les pours et les contres. Tel est le cas, lorsqu’on se regarde dans la glace depuis longtemps en se disant qu’on aimerait bien perdre un peu de poids. Jusqu’au jour où l’on réalise que notre pantalon préféré ne nous sied plus. C’est ce qui nous pousse, à ce moment-là, à nous inscrire au fitness studio et à devenir, par la suite, la femme ou l’homme bionique de nos rêves!

Comme Anthony Robbins l’explique à l’intérieur de son livre L’Éveil de votre puissance intérieure, « Si vous avez tenté maintes et maintes fois de réaliser un changement et que vous avez échoué, cela signifie simplement que la douleur que vous cause votre échec n’est pas assez intense. Vous n’avez pas atteint une limite, ce qui est la meilleure motivation qui soit (…) La plus grande souffrance est celle de savoir qu’on n’a pas vécu conformément à ses idéaux. »

 

Ce que j’appelle la souffrance décisionnelle, abonde dans le même sens du respect de soi. Ensuite, il s’agit de persister dans sa volonté. Souhaite-t-on rétrograder? Rebrousser chemin? Pas question! Alors on tient bon. Et nos efforts sont inéluctablement récompensés! Parole d’honneur!

Commentaires

commentaires